Le cours de cryptographie moderne reprend à l’EPITA. Et cette fois, une partie du tableau s’invite sur le web.
Depuis plus de quinze ans, nous transmettons avec Stelau une conviction : la cryptographie devient passionnante lorsqu’on cesse de réciter des acronymes pour regarder ce qu’ils font ensemble. Nos interventions à l’EPITA, à l’EGE et à l’ESG se nourrissent des mêmes questions que nos missions de terrain.
Deux nouvelles pages ouvrent ce parcours à tous : le cours de cryptographie moderne et l’auto-formation OpenID / CryptoLab. Des schémas qui bougent, des jeux qui bousculent et des calculs qu’on peut mettre à l’épreuve.
Le vrai sujet : l’assemblage
AES, RSA, SHA, Diffie–Hellman, génération d’aléa : connaître leurs noms ne dit pas encore comment construire un système sûr.
Qui possède quelle clé ? Que signe-t-on exactement ? Qu’est-ce qui protège cet échange contre un rejeu ? C’est là que commence le travail.
Assembler ces briques est un art délicat. Une clé associée au mauvais acteur, un message mal lié à son contexte ou une vérification oubliée peuvent fragiliser l’ensemble. Les vulnérabilités se cachent souvent dans ces liaisons.
D’un certificat X.509, fichier statique, aux protocoles qui contrôlent l’accès aux empreintes biométriques d’un passeport électronique, la sécurité dépend des assemblages et de leurs conditions d’utilisation.
La page du cours permet de suivre ces montages : certificat, TLS, transformations d’AES et calcul d’un code TOTP. Les animations rendent les rôles visibles ; les exemples simplifiés servent à comprendre les mécanismes.
La solidité des briques ne garantit pas celle de l’assemblage.
Apprendre avec un adversaire
Dans DH War — Enemy in the Middle, les équipes font vivre un échange de clés. Communiquer, intercepter, prendre la place d’un interlocuteur : chaque rôle fait apparaître ce que Diffie–Hellman apporte… et ce qu’il faut ajouter pour authentifier les participants.
Dans WannaCry Nightmare Puzzle, on remonte une autre histoire : un rançongiciel redoutable, un assemblage cryptographique à reconstituer et des traces de clés privées retrouvées en mémoire sur certains systèmes. Comment une porte de sortie a-t-elle pu subsister ?
Les deux ateliers et leurs ressources prolongent le cours. On discute, on confronte ses hypothèses et on doit expliquer ce qui tient — ou ce qui casse.
Puis mettre les protocoles à l’épreuve
La seconde page passe des briques aux échanges OAuth 2.0, OpenID Connect, OID4VCI et OID4VP, avec OIDApp et son CryptoLab.
Dans le laboratoire intégré, on peut déjà :
- Signer, altérer, vérifier : modifier un message et voir la vérification de sa signature échouer.
- Manipuler PKCE : générer un
code_verifieret soncode_challengeS256. - Voir l’effet avalanche : changer un seul bit de « Stelau » en « Rtelau » et observer 123 bits modifiés sur 256, soit environ 48 %. Octets, écarts et bits sont visibles.
Ces calculs se font localement dans le navigateur. Le laboratoire complet prolonge l’exploration : jetons signés, preuve de possession, divulgation sélective et liaison d’un credential à la clé de son détenteur.
Deux pages. Une même exigence.
Comprendre assez pour expliquer, construire et vérifier. Étudiants, développeurs, architectes ou simplement curieux : commencez par les primitives ou entrez directement dans le laboratoire. Les deux pages se répondent, en français et en anglais.
Vous souhaitez faire vivre ce cours dans votre école ou votre équipe ? Parlons-en avec Stelau.
← Tous les articles
